Bingo ! Vous avez vu le dernier animé de Miyazaki et vous avez décidé d’apprendre le japonais ! 🙂
Parfait ! Mais maintenant, comment vous y prendre efficacement en étant sûr de ne pas vous décourager à la première difficulté ?…
C’est tout l’enjeu de mon post d’aujourd’hui, que de vous donner accès à cette entreprise, à la fois audacieuse et accessible, en 5 conseils avisés. 😉
Conseil N°1 : Pour apprendre le japonais, ne vous jetez pas immédiatement dans l’apprentissage de l’écrit !
Mon expérience d’enseignante m’a montré que nombre de Français se lancent dans l’apprentissage du japonais à l’écrit dès leurs premiers pas dans la découverte de la langue. J’en veux pour preuve le foisonnement de sites et d’ouvrages proposant aux « anxieux de l’écrit » des méthodes miraculeuses pour s’en affranchir…
Or, cette approche ne me semble pas la plus judicieuse. J’y vois d’ailleurs là le travers affirmé de l’enseignement académique de notre pays…
De mon point de vue, mener de front, dès le début, apprentissage de l’écrit et de l’oral, a vite fait de décourager les plus motivés des apprenants. Quel dommage !
Il me semble de loin préférable de mettre d’abord l’accent sur l’oral et, plus spécifiquement, sur la discrimination et l’acquisition des différents sons et intonations du japonais. Rappelons une fois encore, que cette toute première étape reste d’une simplicité enfantine pour la majorité des francophones. Pourquoi donc se priver du plaisir nécessairement engendré par cette facilité d’acquisition ? 😉
Pourquoi donc fermer d’emblée les portes du japonais à ceux qui seraient réfractaires à l’apprentissage de l’écrit ? Et pourquoi donc se priver d’une prononciation et d’une compréhension orale fine sous prétexte d’avoir surévalué la difficulté d’acquisition de l’écrit ?…
Attendez donc de vous être pleinement imprégné(e) des caractéristiques de l’oral avant de vous lancer dans l’apprentissage de l’écrit. Il n’y a pas le feu !! Rappelons au passage que les Japonais eux-mêmes ont attendu près de 5 siècles avant de découvrir l’intérêt de l’écriture… Pour autant, que je sache, cela ne les a pas empêchés de communiquer avant cela ! 😀
Conseil N°2 : Définissez clairement votre objectif final en fonction de votre motivation
Ceci dit, ne vous méprenez pas ! Mon conseil n’est pas une invitation à se passer de l’apprentissage de l’écrit en japonais. J’aime bien trop l’écrit pour cela, et je considère que l’entrée dans l’écrit constitue une étape indispensable à celles et ceux qui veulent percer les secrets de la langue et de la culture japonaises. 😉
Néanmoins, je considère aussi qu’il est tout à fait possible de limiter son apprentissage à l’oral et de se faire plaisir ainsi, en profitant de l’existence d’un système éprouvé : la transcription phonétique Hepburn. En d’autres termes, pour parler japonais, l’apprentissage des sons est un incontournable tandis que l’apprentissage de l’écrit reste optionnel, en fonction de votre objectif final.
Au demeurant, la détermination claire de votre objectif final constituera un sérieux gain de temps en termes de durée d’apprentissage, libre à vous par la suite de vous fixer des objectifs supplémentaires ! 🙂
Ainsi donc, votre premier objectif final peut être de :
- vous constituer un bagage linguistique en vue d’un voyage touristique au Japon ;
- assurer vos premiers pas au Japon dans le cadre d’une expatriation ;
- gagner une expertise dans une spécialité japonaise ayant trait à la gastronomie, à l’art, etc…
- développer des relations amicales avec des Japonais.
Une fois définie votre motivation initiale, il devient plus facile de déterminer les étapes à franchir pour apprendre le japonais. En d’autres termes, il n’existe pas de parcours unique d’apprentissage. Qui plus est, en tant qu’apprenant, vous êtes doté(e) d’un profil d’apprentissage spécifique qu’il convient de diagnostiquer au préalable pour garantir le succès de l’entreprise ! 😉
Conseil N°3 : Pour apprendre le japonais efficacement, validez un programme personnalisé avec un professionnel de l’enseignement
Découlant de ce qui précède, il va sans dire que le recours aux conseils d’un enseignant professionnel capable de valider un programme personnalisé est hautement recommandé !
De la sorte, vous parviendrez à vos fins plus rapidement et éprouverez la satisfaction de progresser sans trop d’efforts. 😉
Conseil N°4 : Adoptez le mode d’apprentissage qui correspond à vos besoins et à vos envies
Vient ensuite le choix du cours le plus adapté à vos besoins et à vos envies.
A ce stade, plusieurs variables entrent en ligne de compte pour choisir, à savoir : temps disponible, budget, objectif final, cours collectif ou cours particulier…
Il est donc essentiel de passer au crible les questions suivantes :
- Quel est le budget que je peux consacrer à l’apprentissage du japonais ?
- Quelles sont mes disponibilités horaires ?
- Mon objectif final est-il partagé par un grand nombre de personnes ou bien est-il trop spécifique pour donner lieu à des cours collectifs ?
- En combien de temps ai-je l’ambition d’atteindre mon objectif ?
- Ai-je une préférence pour l’apprentissage en groupe ou en individuel ?
Face à toutes ces questions et pour concilier plusieurs impératifs parfois contradictoires, la solution hybride du cours en ligne accompagné d’un coaching en différé, individuel et/ou en groupe, peut constituer la formule idéale.
Tandis que le cours en ligne offre l’avantage d’apprendre le japonais à l’heure de son choix et de n’importe où sur la planète, l’assurance de pouvoir bénéficier en parallèle de coachings réguliers vient sécuriser le parcours d’apprentissage en fixant des jalons qui limitent les risques de décrochage et d’abandon. Du coup, cette formule s’apparente à du cours particulier – avec l’avantage de progresser à son rythme – tout en offrant un coaching en différé permettant de valider sa compréhension et d’approfondir ses acquis.
Qui dit mieux ! 😀
Conseil N°5 : Acceptez de vous abandonner à une toute nouvelle logique de pensée !
Toutefois, au-delà même de la formule de cours retenue, c’est l’attitude même de l’apprenant face à son apprentissage qui reste déterminante.
En effet, croyez-en mon expérience, ce qui fait une différence fondamentale entre un apprenant qui réussit facilement à apprendre le japonais et un autre qui reste invariablement à la peine, c’est sa capacité à adopter docilement une toute autre logique de pensée que la sienne ! 😉
Pour apprendre le japonais, acceptez donc avant tout d’oublier qui vous êtes et retrouvez votre émerveillement d’enfant face à la nouveauté ! 🙂
Simple à dire, plus difficile à faire pour certains ! 😀
Ainsi donc :
- Tel un enfant dans l’apprentissage de sa langue maternelle, acceptez de répéter encore et encore, à haute voix, ce que l’on vous enseigne sans faire de comparaison systématique avec votre propre langue maternelle.
- Proscrivez tout recours à la traduction littérale dans votre langue maternelle.
- Concentrez-vous sur le contexte et les situations de communication qui vous sont présentés, sans jugement.
Au final, plus vous serez ouvert(e) à l’altérité et apte à la décentration culturelle, plus vous progresserez dans l’apprentissage du japonais ! 🙂
C’est bien là l’une des richesses de cette langue que de contribuer aussi à développer votre sens de l’observation et de la communication non verbale, facultés que vous pourrez réinvestir dans bien d’autres domaines de votre vie…
Avis donc aux amateurs et rendez-vous sur JAPOTHEKA pour la poursuite de l’aventure !
Je n’avais pas décidé d’apprendre le japonais même si j’ai un vieux rêve d’aller un jour au Japon, mais ce blog est très inspirant et motivant.
Cet article permet de remettre l’église au milieu du village: il est clair et précis.
Bonjour Bénédicte, Merci beaucoup pour cet avis positif qui m’encourage à poursuivre sur mon élan ! Je t’invite à ne pas abandonner ton « vieux rêve » et à découvrir les autres articles que j’ai déjà consacrés à la langue et à la culture japonaises. 😉 Bon vent à toi !
J’adore les langues étrangères et le japonais m’attire de plus en plus. Mais je suis plutôt habituée aux langues européennes. Et le japonais me fait un peu peur avec son nouveau système d’écriture et une logique totalement différente des autres langues que je connais. Ton article m’aide à décomplexer et me donne encore plus envie d’explorer cette langue !
Merci beaucoup, Pauline, pour ce témoignage instructif qui vient conforter mon propos. J’espère qu’il fera des émules en incitant d’autres lecteurs à se lancer dans l’exploration de cette langue si riche d’enseignements !
Je viens de m’abonner à ton site. J’ai pour intention de continuer à apprendre des langues et le japonais en fait partie. Hâte de voir la suite de tes conseils pour les francophones. J’aimerais aussi savoir où voyager au Japon, sachant que ce que je recherche c’est l’authenticité et le contact humain.
Merci beaucoup de t’être abonnée, Elma ! En attendant de pouvoir voyager au Japon, je t’invite à consulter d’autres articles que j’ai écrits, qui traitent notamment de la vie japonaise au fil des mois. Pour ce qui est du tourisme, tu peux également t’abonner à l’excellent site KANPAI dont c’est la spécialité…